Cela fait 3 ans que le Johnny Hallyday nous a quitté, laissant un immense vide dans le cœur de ses fans. Mais, pour cette troisième année, son parolier Philippe Labro avait décidé d’apaiser cette tristesse même un peu. Dans le livre qu’il vient de publier, il raconte les célébrités qui lui ont marqué et Johnny Hallyday y trouve sa place !

Un témoignage poignant

Johnny Hallyday a toujours occupé une place importante dans la chanson française et sa mort a touché beaucoup de monde, aussi bien en France que dans les autres continents. Pour son ami, Philipe Labro, c’était un adieu très touchant comme il en témoigne. Dans son récit il raconte comme l’interprète de « Salut Charlie » était habillé et comment il le trouvait.

« Je demande ‘Puis-je le voir ?’ On va prévenir les gens du funérarium au mont Valérien. Alors, en voiture à nouveau sous la pluie dans la nuit (…) les policiers sont prévenus, on me conduit dans un salon gardé par des hommes en civil, silencieux, qui m’accompagnent jusqu’au cercueil ouvert. Johnny est étendu, il a l’air tout petit, tout maigre, on lui a plus ou moins arrangé le visage, plus ou moins effacé les rides et les grimaces de douleur. Il est glabre, à l’exception d’une minuscule moustache noire. Il est bien sapé, avec une chemise de western de ville et lacet western en guise de cravate. Il n’a pas du tout l’air d’être Johnny. On dirait un étranger. Soudain me reviennent tous nos souvenirs partagés. »

Des souvenirs qui ont ravivé les douleurs

Philippe Labro avait été profondément touché par la mort du chanteur qui était plus qu’une personne avec qui il travaille. Pendant ce laps de temps où il se trouvait au funérarium, il raconte que des flots de souvenirs se sont abattus sur lui. Il n’arrive plus à reconnaître le visage de son ami, qu’il décrit comme une statuette chinoise ou inca.

Depuis toujours, Philippe Labro avait été au côté de Johnny Hallyday dans la composition de ses chansons. Mais la collaboration qui lui a le plus marqué c’est certainement l’album Flagrant Délit dans lequel il avait écrit toutes les chansons dans leur intégralité.

Lors de son récent passage sur RTL, le parolier avait avoué que « Johnny, on l’appelait : ‘la bête’. C’était un physique extraordinaire, une ténacité, une capacité de faire face à tout, et à tous les excès (…) Un jour il m’a embrassé sur la bouche et il m’a dit : ‘Tu vois, comme ça au moins, on pourra dire qu’il s’est passé quelque chose entre nous' ».