C’était dimanche dernier que le journal Le Monde a consacré un article relatant l’histoire conflictuelle entre Henri Salvador et son fils Jean-Marie Périer. S’il a fallut près d’une vingtaine d’années pour que les deux hommes se rencontre pour la première fois, cela ne s’est pas passé comme prévu. Le photographe avait en effet gardé un peu d’amertumes de cette rencontre avec son père biologique !

Une rencontre assez hasardeuse !

Dans sa confession, Jean-Marie Périer avoue que c’était à 16 ans qu’il avait connu la vérité sur son père biologique. Il a dit qu’à cette année « sa vie s’est arrêtée » puisque son père n’était pas l’acteur François Périer mais plutôt Henri Salvador. Ce n’était que 27 ans plus tard que père et fils se sont rencontrés face à face après un rendez-vous orchestré à la va-vite par Eddie Barclay.

Lorsque les deux hommes se sont retrouvés l’un devant l’autre, le photographe affirme qu’ils n’avaient rien à se dire. C’est à ce moment qu’Henri Salvador a demandé à son fils biologique d’aller regarder le film Deep Throat, un film culte pour adulte. « … Hallucinant ! On s’est retrouvés comme deux militaires dans un cinéma vide. Cette initiative a néanmoins brisé la glace et, après, il m’a parlé » disait-il lors de son interview.

Une situation impardonnable

Malgré la fragilité de leur relation, Jean-Marie Périer et Henri Salvador avait toutefois pu nouer une certaine intimité. Si les deux hommes ne sont pas affichés en public, il faut croire qu’ils ont continué à se rencontrer en cachette pour éviter de briser le cœur de celui qui l’a reconnu comme son fils. Sauf qu’au bout de 10 ans de relation cachée, la tension est devenue à son comble pour la simple raison que le chanteur et humoriste s’était mal comporté avec les enfants de son propre fils.

« … Cela m’a ravagé. C’est avec un psy que j’ai écrit Enfant gâté (ndlr : paru en 2001 aux éditions XO), le livre racontant cette histoire ». Malgré cette amertume, le photographe continue d’entretenir une bonne mémoire pour son père biologique, mais pour lui, c’est sur son père adoptif qu’il se calque.